LES EXAMENS DE LA FEMME

Les indications de recours à la FIV

BILAN D’INFERTILITE

Ce bilan d’infertilité est composé dans un 1er temps de divers examens plus ou moins intrusifs :

 

Les dosages hormonaux

FSH plasmatique

Permet de détecter un épuisement ovarien (FSH élevée) ou une anomalie hypophysaire (FSH basse)

LH plasmatique

Permet de diagnostiquer certaines pathologies : exemple la maladie des ovaires polykystiques.

Permet aussi de déterminer le moment de l’ovulation, l’apparition d’un pic de LH précède l’ovulation de 24 heures.

 – Oestradiol (E2)

Le dosage de l’estradiol reflète l’aptitude des ovaires à répondre à la  stimulation de l’hypophyse et témoigne de la qualité de la sécrétion  des ovaires.

Permet pendant le traitement de FIV de surveiller la réponse ovarienne à la stimulation, l’œstradiol sécrété par les follicules en reflètent la croissance et la maturité.

 –Progesterone

Toujours réalisé pendant la seconde moitié du cycle, le dosage de la  progestérone renseigne sur le fonctionnement du corps jaune.

 –AMH (hormone antimüllérienne)

Elle permet d’apprécier la réserve ovarienne. Elle est sécrétée par les petits follicules, elle est le reflet du nombre de follicules disponibles.

Une AMH basse inférieure à 1 ng est un mauvais pronostic. La norme est à 2.

Hormones androgènes (testostérone, androsténédione, SDHA)

Permet de détecter un éventuel dérèglement ovarien en cas de taux élevé.

Hormones thyroïdiennes (T3, T4, TSH) :

Permettent de détecter certaines pathologies qui entrainent une infertilité.

Le dosage de ces hormones est effectué à partir d’une prise de sang le 3ème jour du cycle, sauf pour la progestérone, dosée en deuxième partie de cycle après l’ovulation.

 

Dans un laboratoire spécialisé.

Aucun

 

L’échographie pelvienne

- Permet de connaitre la taille de l’utérus et l’épaisseur de l’endomètre

- Permet de détecter des fibromes ou kystes

- Permet une mesure de la réserve ovarienne par le comptage des follicules antraux

L’échographie est pratiquée en début de cycle, généralement le 3ème jour.

Les ovocytes de la réserve sont hébergés dans des petits follicules de quelques millimètres de diamètre appelés follicules antraux.

Le compte est rassurant lorsqu’il y a plus de 10 antraux et plus inquiétant si il y en a moins de 5.

En cabinet médical ou à l’hôpital

Aucun si ce n’est une gêne au moment de l’échographie

La courbe de température

-Permet de savoir si l’ovulation a eu lieu

-De déterminer approximativement la date d’ovulation et la période de fécondité

Résultat de recherche d'images pour "courbe temperature femme"

Pendant 2 mois, la température est notée chaque matin avant le lever. Elle fournit souvent des indications précieuses.

 La courbe de température renseigne sur la date de l’ovulation et, d’une façon plus générale, sur le fonctionnement des ovaires.

A domicile

Aucun

Le test de Hunher (Test post coïtal)

-  Permet de vérifier la qualité de la glaire cervicale (texture, quantité)

-  Permet de vérifier que les spermatozoïdes demeurent vivants et mobiles dans cette glaire

Test positif :

L’interaction entre les spermatozoïdes et la glaire est bonne.

La glaire est abondante et les spermatozoïdes observés sont nombreux et  progressent dans ce mucus.

Test négatif :

Glaire défaillante : peu abondante, de mauvaise qualité et donc hostile.

Glaire normale, les spermatozoïdes font défaut (absents ou immobiles)

Résultat de recherche d'images pour "test huhner"

La glaire cervicale est prélevée au niveau du col utérin quelques heures après un rapport sexuel non protégé en période préovulatoire.

Ce prélèvement est analysé au microscope. Il permet de vérifier le nombre de spermatozoïdes mobiles présents dans la glaire

Laboratoire spécialisé

Aucun

 

L’hystérosalpingographie / Hystérographie (Radiographie de l’utérus et des trompes )

Résultat de recherche d'images pour "hysterosalpingographie"

Un  produit de contraste opaque aux rayons X est injecté par le col de l’utérus via une petite canule.

Lorsqu’il ne rencontre pas d’obstacle, le produit injecté remplit la cavité utérine, diffuse jusqu’à l’extrémité de chacune des trompes et finalement se disperse dans la cavité péritonéale.

En cabinet de radiologie, à l’hôpital ou en cabinet spécialisé.

Les douleurs sont comparables à celles des règles et disparaissent rapidement

 

En fonction des résultats à ces examens, il peut être prescrit d’autres examens complémentaires :

L’hystéroscopie

-Permet d’apprécier l’aspect de la muqueuse utérine

-Permet de faire un prélèvement et biopsies au niveau des lésions suspectes

Une petite fibre optique (caméra) est introduite au niveau du col de l’utérus afin de visualiser la cavité utérine sur un écran.

En cabinet médical, clinique ou hopital.

Aucune anesthésie ni hospitalisation n’est nécessaire, cet examen est peu douloureux si le médecin a une bonne expérience.

La coelioscopie

- Permet de déceler des anomalies indétectables à l’hystérosalpingographie et à l’échographie pelvienne : endométriose, adhérences autour des trompes…

- Permet de lever des adhérences, ponctionner un kyste ovarien, enlever des noyaux d’endométriose.

- Proposée en cas d’anomalie identifiée lors de hystérosalpingographie

Résultat de recherche d'images pour "coelioscopie"

A lieu en début de cycle, nécessite une anesthésie générale. Une optique est introduite dans l’ombilic et d’autres instruments grâce à de petites incisions réalisées au dessus du pubis.

Par la suite un produit coloré en bleu est injecté par le col de l’utérus et permet de vérifier la perméabilité des trompes.

En clinique ou à l’hôpital

Il n’y généralement pas de douleurs après l’intervention, si ce n’est une gêne aux épaules et un endolorissement des zones d’entrée des instruments

Le test de pénétration croisée

Permet un examen approfondi de l’interaction entre la glaire cervicale et les spermatozoides en déterminant si l’anomalie provient de la glaire ou du sperme.

Mise en présence en phase préovulatoire in vitro du sperme de Monsieur et de la glaire cervicale de Madame, puis du sperme de Monsieur et d’une glaire témoin, et enfin d’un sperme témoin et de la glaire cervicale de Madame.

Par déduction, on peut déterminer si l’anomalie provient de la glaire ou du sperme.

En laboratoire spécialisé. 

Le caryotype

Permet de détecter une anomalie génétique

Une simple prise de sang est faite.

Le généticien observe les 23 paires de chromosomes (lequel est composé d’ADN), en vérifie le nombre et leur composition.

La prise de sang se fait dans un laboratoire spécialisé