COMPLICATIONS DES KYSTES DE L’OVAIRE

En l’absence de traitement, le kyste de l’ovaire peut se compliquer et risque de dégénérer en cancer de l’ovaire (uniquement pour les tumeurs borderline), ou en torsion de l’ovaire, rupture de kyste, hémorragie, infection ou compression d’organe de voisinage.

TORSION D’ANNEXE :

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Le poids du kyste ovarien peut entrainer une torsion de l'ovaire autour de son pédicule vasculaire nourricier (kystes dermoïde +++).

Le tableau clinique est bruyant, d'apparition brutale :

Les BhCG plasmatiques sont négatifs éliminant une grossesse extra-utérine (principal diagnostic différentiel devant une douleur pelvienne brutale chez une femme jeune).

L'échographie pelvienne, très douloureuse lors du passage de la sonde, montre souvent un ovaire œdématié, augmente de volume, comportant un kyste ovarien volumineux. Le doppler peut montrer un arrêt de la vascularisation.

C'est une urgence chirurgicale car il existe un risque de nécrose de l'ovaire en l'absence d'intervention dans les 6 heures, en général par une cœlioscopie diagnostique et opératoire :

HÉMORRAGIE INTRA-KYSTE :

Elle se manifeste par une douleur pelvienne latéralisée d'installation brutale.

L'examen clinique retrouve une douleur provoquée latéro-utérine. Le toucher vaginal poule palper une masse latéro-utérine douloureuse.

Le diagnostic repose sur l'échographie pelvienne et endo-vaginale qui montre une image de kyste ovarien de contenu hétérogène (sang). En cas de doute, une IRM abdomino-pelvienne peut être indiquée.

La prise en charge est symptomatique : antalgiques et repos.

La complication à craindre est la rupture hémorragique qui expose au risque d'hémopéritoine.

       Surveillance systématique de la clinique et du taux d'hémoglobine.

RUPTURE D’UN KYSTE :

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La rupture d'un kyste ovarien est possible (parfois suite à un rapport sexuel...).

jours. L'échographie ne retrouve le plus souvent qu'une lame liquidienne au niveau du cul-de-sac de Douglas, témoin de la rupture, avec des ovaires le plus souvent normaux.

La prise en charge est symptomatique : antalgiques et repos avec surveillance systématique et rapprochée du pouls et de la tension artérielle et du taux d'hémoglobine.

Beaucoup plus rarement, la rupture est hémorragique : tableau péritonéal d'installation brutale pouvant aller jusqu'au choc hémorragique par hémopéritoine massif.

Elle peut être spontanée ou déclenchée (rapport sexuel).

En l'absence de signes de mauvaise tolérance hémodynamique la prise en charge est symptomatique. Une prise en charge chirurgicale (cœlioscopie) sera indiquée en cas de mauvaise tolérance hémodynamique ou de persistance de l'hémorragie.

COMPRESSIONS EXTRINSÈQUES :

Vessie  :    pollakiurie.

Uretère :     obstruction rénale avec urétérothydronéphrose chronique.

Rectum :      troubles du transit, ténesme, épreintes.